Charte éditoriale web pour des contenus de qualité et bien référencés

Publié le 03 juillet 2020

La charte éditoriale, c’est que pour la presse écrite ? Vous connaissez déjà la réponse : elle est aussi cruciale pour votre écosystème éditorial web. Elle définit votre identité éditoriale et permet d'améliorer votre visibilité et votre croissance sur le web ! Elle vous aide à créer des contenus de qualité et à valeur ajoutée. L'objectif : engager et fidéliser autour de votre marque et mieux référencer votre site web. On vous explique tout de la charte éditoriale web : son rôle, ce qu’elle contient (identité de marque, objectifs de communication, ligne éditoriale, règles d’écriture web, mais aussi la technique et le SEO).

 

Plan de l’article : 

  1. A quoi sert une charte éditoriale web ?
  2. Les règles de lecture sur le web
  3. Charte éditoriale, ligne éditoriale : quelle différence ?
  4. Il y a quoi dans une charte éditoriale ?

 


A quoi sert une charte éditoriale web ?

La charte éditoriale web : c’est LE GUIDE de tous les contributeurs de votre écosystème digital. Elle concerne aussi bien votre site web, votre boutique, votre blog, …

La charte éditoriale rappelle votre identité de marque, vos valeurs et toutes les conventions de l’écriture web à respecter.

Elle tient compte aussi de la technique et du SEO (référencement naturel).

La charte éditoriale, c’est avant tout le garant de :

  • Votre personnalité : définir votre image de marque, votre identité rédactionnelle, l’esprit maison !
  • L’unité rédactionnelle: parler d’une même voix, avec les mêmes valeurs,
  • L’efficacité : perdre moins de temps à produire du contenu,
  • La qualité : créer des contenus de qualité, sans fautes d’orthographe, sans oublier la ponctuation, des contenus écrits dans les règles du web. C’est bon pour la confiance et la fidélisation !
  • L’utilité : parler à vos cibles et répondre à leurs attentes, car l’internaute est ROI 😊
  • La cohérence : proposer un site facile à lire et à comprendre pour un meilleur engagement.

 

Parce qu’on n’écrit pas pour le web, comme pour le papier !

 

 

 

Les règles de lecture sur le web

Il faut prendre en compte les règles de lecture des internautes lorsque vous écrivez.

Pourquoi ? C’est très simple :

  • Parce que 79% des internautes lisent par bonds et « en diagonale »,
  • Parce que vous avez entre 10 et 20 secondes pour convaincre l’internaute… soit le temps qu’il met pour « scanner » le contenu d’une page,
  • Parce que seulement 16% des internautes lisent mot à mot,
  • Parce qu’il faut 25% de temps en plus pour lire sur un écran,
  • Parce que l’internaute ne lie pas linéairement une page et que sa lecture suit différents modèles, comme le F-pattern :
    • de haut en bas « je recherche de l’information »,
    • de gauche à droite « je m’intéresse à ce qu’on me raconte».

 

Il existe aussi d’autres modèles de lecture sur le web. Ils ont été révélés par le groupe Nielsen Norman Group, grâce aux recherches sur le suivi du mouvement des yeux (eye tracking) devant une page web.

La hiérarchisation de l’information guide la lecture sur écran ! La mise en scène de vos textes influence en effet le comportement de lecture de vos internautes.

La manière dont vous utilisez la titraille (titre, chapeau, intertitre, paragraphes, liens, etc.) et le séquençage de votre texte aussi !

Il faut aider vos cibles à trouver facilement l’information qu’elles recherchent, même en scannant vos contenus. Vous améliorez ainsi les performances de vos contenus web.

Sans compter que la titraille est aussi utile au référencement, car chaque niveau d’information peut correspondre à une balise html.

 

Charte éditoriale, ligne éditoriale : quelle différence ?

La ligne éditoriale fait partie de la charte éditoriale. C’est le fil conducteur qui permet d’assurer la cohérence de tous vos contenus.

Elle définit :

  • l’angle d’attaque,
  • les orientations à donner à vos contenus,
  • les thèmes à traiter,
  • les types d’informations et les formats à publier,
  • la fréquence de publication des différentes informations (actualités, articles de blog, …),
  • le style rédactionnel : pour être cohérent avec votre identité de marque,
  • le registre sémantique à investir,
  • le vocabulaire métier à utiliser ou à bannir.

 

Il y a quoi dans une charte éditoriale ?

Votre charte éditoriale doit synthétiser tout ce qui fait votre ADN, tout ce qui vous différencie.

Elle doit rappeler aux contributeurs les informations indispensables à connaître pour écrire vos contenus.

Elle est cruciale pour les nouveaux rédacteurs !

 

Attention : soyez synthétique, pas de bible de 100 pages ! Personne ne vous lira.

 

 

Plus vous ferez court et pratique, plus vous aurez de chance de retenir l’attention de vos contributeurs. Et surtout, plus vous aurez de chance qu’ils appliquent vos consignes.

Nous optons chez Hippocampe pour un format court avec des fiches synthétiques, faciles à consulter et si besoin à imprimer et à afficher !

 

 

Voilà ce que doit contenir votre charte éditoriale :

 

1. Vos objectifs de communication

Que souhaitez-vous raconter, proposer, faire faire, obtenir ?

Et surout : POURQUOI ?

 

2. Votre identité

Qui êtes-vous ? Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ? Et bien entendu quelles sont vos valeurs ?

Surtout, restez vous-même, soyez authentique et fidèle à vos valeurs !

 

3. Vos cibles (personas)

Ne jamais oublier que vous devez parler avant tout à vos cibles et répondre à leurs attentes. Adaptez votre communication et vos écrits en conséquence.

Dans cette partie, vous rassemblez donc toutes les informations vous aidant à mieux cerner vos cibles, leurs attentes et leurs comportements sur le web.

Pour vous aider, consultez notre article sur la méthode persona. On y résume les éléments clés à mettre dans vos fiches personas.

 

4. La structure éditoriale

  • L’architecture du site :
    • l’arborescence,
    • les liens internes, comme les suites de lecture.

 

  • La ligne éditoriale :
    • angle d’attaque,
    • sujets à investir,
    • ton à employer,
    • style rédactionnel (direct, institutionnel, expert, décalé, familier, …),
    • vocabulaire, y compris le vocabulaire à bannir,
    • formats (textes, vidéos, photos, iconographies, motion design).

 

  • La structure de vos contenus et leur hiérarchisation :
    • Des contenus construits avec la fameuse pyramide inversée : en fait, vous commencez par la fin ! Le message essentiel en début d’article et les informations les moins importantes à la fin.
    • Des contenus qui répondent aux 5W (who, why, what, when, where) et aux 2H (how et how much). En gros, le chapeau répond aux questions de l’internaute (qui, quoi, quand, où et surtout pourquoi). Le 1er paragraphe répond aux questions du chapeau.
      C’est essentiel, car ce sont ces premières informations qui remontent dans les résultats de Google ! Les paragraphes suivants répondent aux questions complémentaires : comment, combien. Ils précisent aussi les questions du chapeau.
    • La titraille pour structurer et hiérarchiser l’information. La titraille : ce sont les différents niveaux d’information proposés aux internautes et aux moteurs de recherche (niveaux correspondant souvent à une balise html).
      Elle doit être mise en valeur par des tailles de typos et graisses différentes (mais pas trop non plus) : titre, chapeau, intertitre, paragraphe, phrases, liens, suite de lecture,… De quoi arrêter l’œil lorsqu’il scanne la page.

 

  • Les règles de l’écriture web :
    • Pour des contenus efficaces, bien hiérarchisés (contenus riches sémantiquement, avec des phrases courtes et rythmées et des mots concis et précis …) et enfin interactifs (intégration de liens internes et externes, de CTA ou call to action).
    • Respecter la qualité et longueur des contenus pour être lu et compris en lecture rapide :
      • Un titre informatif, accrocheur (mais pas « survendeur ») et intégrant des mots clés. 10 mots maximum. Bon, vous pouvez aller jusqu’à 12 😊
      • Des intertitres utiles, concis et intégrant des mots clés. 10 mots maximum
      • 1 idée par paragraphe : faciliter la lecture par bonds, sans suivre le déroulé de l’article. Oui, il faut vous y habituer !
      • des phrases de 15 à 20 mots maximum, car on ne retient pas plus de mots à la fois !
      • des phrases rythmées : nominatives, verbales, exclamatives, interrogatives, toujours à la forme active, parce que c’est plus court ! Oubliez les relatives. Quand on traite plusieurs sujets à la fois, on perd le lecteur.

 

  • Enfin, la longueur de vos articles :
    • Pour un contenu à valeur ajoutée et apprécié aussi par Google, oubliez les articles de moins de 300 mots. N’hésitez pas à opter pour des longueurs de 500 à 800 mots… Voire 1500 mots (selon vos sujets et vos cibles).
      C’est long ? Pas si vous hiérarchisez bien vos informations !

 

5. Le SEO et la technique

  • Optimisations et recommandations architecturales : pensez à faire un audit sémantique et technique pour renforcer le référencement de votre site.
    • L’audit sémantique permet de mieux connaître votre concurrence sur le plan sémantique, les sujets et expressions à investir pour améliorer votre visibilité sur les moteurs de recherche.
    • L’audit technique, quant à lui, permet de vérifier les bonnes pratiques mises en place lors de la construction de votre site web, ou de les mettre en place.

 

  • Optimisation one-page : pour une page techniquement optimisée pour le crawl des robots.
    • title,
    • description,
    • hn,
    • mise en relief d’une expression importante (balises strong),
    • liens internes,
    • convention de nommage des fichiers et des images,
    • sans oublier les balises alt et les légendes des images…

 

6. Le processus de production et de validation des contenus

Mettez en place un comité éditorial et créez un planning éditorial partagé. Vous aurez de la visibilité sur qui fait quoi et quand (directeur de rédaction, rédacteurs, intégrateurs).

Vous pourrez ainsi anticiper et gagner du temps. L’idée : préparer à froid vos contenus et les « réchauffer » le moment venu.

C’est-à-dire que vous préparez l’essentiel en amont et vous actualisez vos contenus, selon le contexte.

Ainsi, vous préparez vos événements en amont, vous les annoncez avant, communiquez pendant et faîtes un bilan après, par exemple !

 

Vous l’aurez compris, une charte éditoriale ne se construit pas à la légère. Elle est l’élément clé de la construction ou de la refonte de votre site web. Elle est le garant de contenus de qualité et bien référencés.

Enfin et surtout, votre charte éditoriale est le ciment de votre identité de marque et de votre stratégie d’entreprise sur le web. Elle vous permet aussi de poser votre identité éditoriale.

Pour être efficace, une charte éditoriale doit être unique et refléter votre ADN. Donc : être sur-mesure !

 

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